Nouvelles du jeudi 28 juin 2018

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1 – Dernière AG et fête de fin d’année de SUD Education 31-65 !

  • Où ? Restaurant la soupe au Caillou – 15 rue Charles Gounod, 31200 Toulouse
  • Quand ? Mercredi 4 juillet
  • Heure ? A partir de 19h
  • Et avant la dernière Assemblée Générale de l’année de 17h à 19h ouverte à tous-tes les adhérent-es !!!

2 – Lutter contre les LGBTIphobies en milieu scolaire, une nécessité !!!

Les LGBTIphobies sont bien présentes dans les établissements scolaires. Si les élèves en sont les premier-es victimes d’après les rapports annuels de SOS Homophobie, cette question concerne aussi les personnels, soit parce qu’illes peuvent être les auteur-es de ces actes LGBTIphobes (dans 20 à 25% des cas), soit parce qu’illes en sont eux/elles mêmes victimes (dans 15 à 20% des cas).

SUD éducation est au côté des personnels LGBTI de l’Education Nationale, pour lutter contre toutes les formes de discrimination LGBTIphobe et hétérosexiste, et appelle à se mobiliser à l’occasion du 17 mai et des marches des fiertés, contre la haine, pour les droits LGBTI et l’épanouissement de tou-te-s !!

MARCHES DES FIERTES

  • 30 juin : Paris
  • 7 juillet : Marseile
  • 21 juillet : Montpellier

La question de la visibilité

Deux lesbiennes sur trois et un gay sur 2 disent être « invisibles » au travail, selon des enquêtes de l’Autre cercle.
Le cadre professionnel est souvent perçu comme anxiogène et peu sécurisant. La question de dire ou non que l’on est LGBTI se pose en permanence. Le coming out* est toujours renouvelé, à chaque nouveau collègue : l’hétéroxualité présumée pour chaque collègue libère de la nécessité de verbaliser le fait d’être hétéro, et oblige à verbaliser le fait d’être LGB si les personnes ne veulent pas passer pour ce qu’illes ne sont pas. De même l’assignation au genre d’état civil nie la transidentité et l’intersexuation, et oblige les trans et intersexes à faire leur coming out. Pour celle-eux qui taisent leur orientation sexuelle et/ou leur identité de genre, la crainte de l’outing* est toujours présente. Et même si la situation est connue, l’ambiance de travail et le degré d’acceptation peut changer avec l’arrivée d’un-e nouveau-elle collègue, supérieur-e hiérarchique…

Bien souvent la hiérarchie minimise les actes LGBTIphobes voire les couvre en n’entreprenant aucune démarche à l’encontre de l’agresseur-e. Des collègues peuvent ne pas témoigner ou ne pas réagir verbalement s’illes sont témoins de LGBTphobie.

Les réponses possibles face aux LGBTIphobies

–  intervenir dans la conversation, reprendre les blagues déplacées : il est essentiel de ne pas laisser une ambiance sexiste/LGBTIphobe s’installer sur le lieu de travail. S’identifier comme allié-e ou personne concernée est une marque de soutien psychologique importante pour un-e collègue LGBTI victime de discrimination.

– dans les conversations, visibiliser l’alternative homo/hétéro, faire comprendre à ses collègues que l’espace de parole est bienveillant sur les questions LGBTI, respecter le prénom choisi et le pronom adapté pour les femmes ou hommes trans

–  prendre contact avec la section syndicale de votre établissement ou la permanence départementale

– prendre contact avec des associations comme SOS homophobie, les Enfant d’Arc en ciel, OUTrans, pour avoir une écoute extérieure et au fait du suivi de ces questions

– inscrire les faits au Registre Santé Sécurité au Travail : il a valeur juridique, l’employeur a obligation de répondre aux faits qui y sont consignés. Cela permet de consigner précisément actes, dates pour ensuite soulever les problèmes en CHS voire en CHSCT (qui peut être saisi directement par les salarié-e-s)

– rappeler le devoir de protection fonctionnelle de la part du MEN à l’égard de ses salarié-e-s : l’administration doit protéger ses agent-e-s contre les violences, injures, menaces dont illes peuvent être victimes au cours de leurs fonctions.
L’administration doit mettre en œuvre des mesures de prévention (intervenir auprès de l’agresseur-e par exemple), fournir une assistance juridique (remboursement d’une partie des frais, autorisations d’absence pour audiences), réparer le préjudice. La demande de protection fonctionnelle doit se faire de manière écrite au supérieur hiérarchique

–  rappeler la loi :
¤ L’article 225-1 du Code Pénal fait entrer dans le champ des discriminations les critères d’orientation et d’identité de genre.
¤ L’article R 624-3 et s. sanctionne injures et diffamations non publiques liées à l’identité de genre et l’orientation sexuelle.
¤ L’article 132-77 du Code Pénal stipule que « dans les cas prévus par la loi, les peines encourues pour un crime ou un délit sont aggravées lorsque l’infraction est commise à raison de l’orientation ou identité de genre de la victime ».
¤ L’article 1132-1 du Code du travail précise que « aucun salarié ne peut être sanctionné, licencié ou faire l’objet d’une mesure discriminatoire, directe ou indirecte, […] en raison de son origine, de son sexe, de ses mœurs, de son orientation ou identité de genre, de son âge… ».

Lexique

  • Cisgenre : personne dont l’identité de genre personnelle correspond au genre assigné à la naissance
  • Coming out : annoncer son homosexualité/identité de genre publiquement, à ses proches, connaissances…
  • LGBTI : Lesbiennes, Gays, Bi-sexuel(le)s, Trans, Intersexué-e-s
  • LGBTIphobies : désigne l’aversion, le rejet et plus généralement, toute attitude hostile, de manière avouée ou non, envers les lesbiennes, gays, bi-es, trans et intersexes
  • Outing : révéler l’homosexualité/identité de genre d’une personne sans son accord
  • Passing : pour une personne trans, passer pour une personne cisgenre aux yeux des autres
  • Transgenre : personne dont l’identité de genre personnelle ne correspond pas au genre assigné à la naissanceL’intégralité de l’article et le 4 pages en pdf sont à retrouver ici.

3 – Parcoursup : le bilan du formulaire mis à jour régulièrement

Nouveaux résultats sur Parcoursup : de plus en plus de candidat.e.s ont reçu des réponses mais les écarts entre filières persistent


SUD-Éducation appelle les professeur.e.s et les lycéen.ne.s à renseigner et à actualiser les résultats de Parcoursup pour leur classe (au lien ci-dessous), en particulier à l’approche du bac, pour avoir des données sur les candidat.e.s sans proposition à ce moment.

http://www.sudeducation.org/Dressons-le-bilan-de-terrain-de.html

Sur 400 classes renseignées dans notre formulaire (12 000 élèves), la proportion d’élèves sans aucune réponse positive (c’est-à-dire n’ayant reçu que des NON ou des EN ATTENTE) est de :

  • 60 % des candidat.e.s inscrit.e.s en filière professionnelle (dans 50 classes renseignées)
  • 57 % des candidat.e.s inscrit.e.s en filière technologique (dans 90 classes renseignées)
  • 42 % des candidat.e.s inscrit.e.s en filière ES (dans 114 classes renseignées)
  • 40 % des candidat.e.s inscrit.e.s en filière L (dans 37 classes renseignées)
  • 40 % des candidat.e.s inscrit.e.s en filière S (dans 95 classes renseignées)

4 – Contractualisation : le projet du gouvernement pour s’attaquer aux droits des personnels dans l’Éducation Nationale

Le 15 mai 2018, le ministère de l’Action et des Comptes publics présentait aux syndicats, dont Solidaires Fonction publique, un document intitulé « Comment améliorer et développer le recours au contrat dans l’emploi public », dans le cadre du plan Action Publique 2022. Il y a pourtant déjà actuellement 1 personnel sur 4 sous contrat dans l’Éducation Nationale !

Supprimer des postes aux concours…

La stratégie du gouvernement est manifeste : baisser le nombre de postes au concours de l’enseignement et supprimer des postes de fonctionnaires pour imposer un recours accru aux contractuel-le-s d’ici 2022.

Par ailleurs, certaines missions pourtant primordiales et correspondant à des besoins permanents telles que l’accompagnement des élèves en situation de handicap, l’accompagnement pédagogique et éducatif ou encore la surveillance des élèves sont déjà intégralement prises en charge par des personnels sous contrat et ne font pas l’objet d’emploi statutaire.

… pour développer la précarité….

Le développement du recours au contrat va de pair avec un accroissement de la précarité dans l’Éducation Nationale : les personnels non-titulaires subissent la multiplication des contrats de petites durées, les affectations arbitraires, les temps incomplets imposés, les défauts de formation et les bas-salaires. Ces mauvaises conditions de travail constituent un nivellement par le bas des droits de tous les personnels.
Les contractuel-le-s sont considéré-e-s dans l’Éducation Nationale comme des personnel-le-s de seconde zone avec un minimum de droits.

… et attaquer les droits de toutes et tous

Le développement d’un vivier toujours plus important de personnels contractuels et la concurrence entre des personnels titulaires (« coûteux » et protégés par un statut) et des personnels contractuels permettent au gouvernement d’attaquer les droits induits par le statut de fonctionnaire (comme en atteste par exemple le projet de limitation des compétences des commissions paritaires en matière de mobilité) mais aussi les protections collectives (suppression des CHSCT).

SUD éducation s’oppose à la contractualisation comme à la multiplication des cadres d’emploi et dénonce les inégalités de droits subies par les non-titulaires.

Pour lutter efficacement contre la précarité et pour défendre un service public d’éducation de qualité, SUD éducation revendique :
– la titularisation sans condition de concours ni de nationalité de toutes et tous les précaires,
– l’arrêt du recrutement de personnels en contrat précaire.

https://www.sudeducation.org/Contractualisation-le-projet-du-gouvernement-pour-s-attaquer-aux-droits-des.html

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